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Euro 2016 : Hongrie–Norvège 2–1 (3–1) – Direction la France pour les Magyars !

Hier soir, dans la Groupama Aréna de Budapest, dans un bar ou à la maison, les Magyars ont poussé un gros « ouf » de soulagement avant de fêter une qualification méritée et tant attendue depuis déjà de longues décennies. L’équipe de Hongrie a battu deux fois la Norvège en barrage de l’Euro 2016 et a ainsi décroché son billet pour la phase finale en France l’été prochain.

Chaotique mais la lumière est bien apparue au bout du tunnel. Voici comment l’on peut résumer ces éliminatoires d’un point de vue hongrois. Tout a commencé par une défaite dans les dernières minutes à domicile contre l’Irlande du Nord (1-2) qui a sonné le glas pour le sélectionneur Pintér Attila. Dárdai Pál, entraîneur du Hertha Berlin, a alors pris les commandes du onze magyar, déterminé à apporter une autre mentalité au sein de l’équipe, donnant ainsi un nouvel espoir aux supporters déçus et en colère. Dardai a frappé un grand coup dès sa premier match avec un nul arraché face à la Roumanie à Bucarest (1-1) puis deux succès laborieux mais précieux contre les Îles Féroé (1-0) et la Finlande (1-0). Ensuite, en revanche, deux nuls et vierges à domicile sont venus enrayer la bonne série magyare, notamment lors de la rencontre face à la Roumanie dans laquelle tout Magyar espérait une victoire. Le succès 2-1 contre les Îles Féroé n’aura finalement rien changé, comme la défaite 4-3 en Grèce au terme d’un match mouvementé, puisque l’ordre du groupe F est devenu définitif : pour accéder à la phase finale, la Hongrie devait passer par un barrage. Dans un groupe où les trois premières équipes étaient peu ou prou équivalentes, on peut qualifier de déception le fait que les Hongrois n’aient pas atteint au moins une des deux premières places directement qualificatives, mais aussi regretter que le meilleur troisième ait été la Turquie.

Lors du tirage au sort, la Hongrie, tout juste tête de série, attendait donc un adversaire plus faible sur le papier mais tout de même dangereux. La Norvège. Que les Magyars n’ont plus battus depuis plus de 30 ans. Tel était le défi lancé à Bernd Storck, nouveau sélectionneur hongrois après le retour de Dárdai Pál dans la capitale allemande. L’on sait alors mis à y croire. Pourquoi pas ? Avec un match retour à domicile. Avec plus d’envie, de détermination et de courage. Malgré le fait que le sélection norvégienne bénéficiait de joueurs plus expérimentés évoluant dans de plus grands clubs que les Hongrois. Mais qu’à cela ne tienne. Dans l’Ullevaal Stadion d’Oslo, tous les rêves étaient permis pour les Magyars, dont environ 700 a fait le déplacement dans les tribunes. Des occasions de part et d’autre et une somptueuse parade de Király Gábor, fêtant sa 100ème sélection, en début de match. Et puis arriva la 26ème minute :

Le tout jeune Kleinheisler László, formé à l’académie Puskás de Felcsút, qui portait pour la toute première fois le maillot aux armoiries, a ouvert le score. Le choix ambitieux mais vivement critiqué de Bernd Storck a payé. La Hongrie a alors logiquement axé son jeu sur la défense, ce qui lui a notamment valu un carton jaune synonyme d’absence au match retour pour l’un des tôliers, Gera Zoltán. « Ria, Ria Hungária ». Le slogan caractéristique des Magyars a plusieurs fois résonné dans le stade d’Oslo couvrant facilement les timides « Norge, Norge » des supporters locaux, vraisemblablement hébétés et agacés par la prestation de leur équipe. Lorsque l’arbitre britannique Mark Clattenburg a sifflé trois fois pour boucler ce match aller, le rêve était devenu tout à coup accessible. En conférence de presse, joueurs et entraîneurs ont tenté de calmer les ardeurs en rappelant que seule la première mi-temps de ce barrage est passé et qu’il en reste une autre à disputer. Certes. Mais le jeu proposé par les Hongrois avait quelque chose de différent. Tentant les coups en attaque et solide en défense, la sélection magyare pouvait malgré tout logiquement s’autoriser à rêver un peu, un peu plus qu’avant le premier acte.

Dimanche, par une soirée assez fraîche et pluvieuse dans la capitale hongroise, tous les sièges de la Groupama Aréna ont trouvé preneur pour ce qui pouvait être un match historique. Et cela l’a été :

Ce magnifique but de Priskin Tamas, également auteur du tout premier de la Hongrie dans les éliminatoires, a rapproché encore un peu plus la Hongrie de la France. Et cette fois, bien que prudents, les Hongrois ne se sont pas systématiquement recroquevillés en défense mais ont tenté d’aller chercher un deuxième but. Un poteau et des parades de Nylland. Le stade gronde. Le sort du barrage pouvait définitivement être scellé. Et c’est finalement sur un but contre son camp du Norvégien Henriksen que tout un peuple a exulté :

Le but d’Henriksen à la 87ème minute a simplement permis à la Norvège de ne pas repartir « fanny ». La qualification, elle, est bien hongroise.

Toute une génération qui a grandi sans voir la Hongrie dans une compétition internationale pourra désormais dire : j’y étais, je l’ai vu. Cette qualification brillante et méritée des Magyars. Les Norvégiens s’étaient réjouis lors du tirage au sort pour avoir évité la Bosnie, la Suède et l’Ukraine, les joueurs hongrois leur ont prouvé qu’ils avaient tort.

La dernière participation à un championnat d’Europe remontait à 1972, cella à un mondial à 1986. Mais tout cela est maintenant du passé. La Hongrie aura donc la possibilité de revenir sous le feu des projecteurs et de faire honneur à ses armoiries plus d’un demi siècle après le Onze d’or des Puskás, Czibor et autres Kocsis, craints par le monde entier. Une nouvelle page du football hongrois est en train de s’écrire.

« L’Europe, nous sommes de retour ! »

Hongrie Actuelle

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